issue 11/2019




Sonic the hedgehog 3
Jeu édité en 1994 par Sega.
Jeu sorti sur

Megadrive (Genesis)

.
Genre :

Plateforme

Sonic the hedgehog 3
[par Emuzone]

Arrivé avec un peu de retard par rapport à la planification initiale, le troisième opus de Sonic sort finalement en 1994.

Après la réussite du second et l’impatience des fans quant à cette suite annoncée, la Sonic Team avait la lourde tâche de réaliser un jeu sans faille mettant en scène mascotte officielle de Sega chaudement installée.

Après une présentation annonciatrice brève mais efficace, passons rapidement sur le mode compétition, jouable à deux n’étant qu’un reliquat de l’épisode précédent, n’apportant rien en solo et très peu de fun à deux. Il est donc plus que dispensable et seul le mode aventure nous intéresse proposant désormais pas moins de six emplacement de sauvegarde. Pour chacune d’entre elles, vous aurez le choix entre prendre le contrôle de Tails ou Sonic ou bien du dernier accompagné de son acolyte, le goupil étant alors jouable à la seconde manette à l’instar du deuxième volet.

Attention, ne croyez pas qu’il n’y a aucun intérêt à jouer avec Sonic ou Tails en solo. Si les deux combinés permettent à Sonic d’avoir quelques facilités pour atteindre certaines zones, lorsqu’on joue Tails seul, celui-ci n’est pas forcément avantagé par le fait de pouvoir voler, en effet, vous comprendrez par la suite que cette particularité l’empêche de posséder un mouvement propre au hérisson l’assurant de ne pas être pris en défaut lors de ses sauts.

L’introduction met directement dans l’ambiance. Alors en Sonic d’or aux côtés du renard dans son avion et traversant la mer afin de parvenir le plus vite possible sur l’île où le vil docteur a élu domicile, à votre arrivée, un échidné rouge du nom de Knuckles vous intercepte et vous subtilise alors vos précieuses émeraudes. Il va donc vous falloir les retrouver et empêcher Robotnik et son nouvel associé de construire une fois de plus l’œuf de la mort.

Dès le départ on a le droit à des sprites toujours aussi fins et bien animés avec comme décors une forêt luxuriante et magnifique. Dites vous bien que tous les niveaux que vous parcourrez, s’ils sont bien moins nombreux que dans les opus précédents, sont tous plus beaux les uns que les autres avec leurs propres caractéristiques. Ainsi chacun apportera des éléments uniques modifiant votre approche du jeu comme des plates-formes volant au gré de votre vitesse et orientation, d’énormes blocs de glaces, des ballons de baudruches, et j’en passe.

Côté manette peu de neuf, le spin dash est toujours présent et le personnage répond au doigt et à l’œil. La nouveauté réside dans ce qu’on appelle le insta-shield, un bouclier que Sonic active lorsqu’on appuie une deux fois sur un des trois boutons. Cela vous sera utile dans pas mal de situations, mais lors des combats face aux traditionnels boss de fin d’acte, il vous faudra surtout identifier les points faibles de chacun et avoir quelques fameux anneaux de réserve, bien que pour la plupart, ils ne soient pas bien coriaces.

Si les traditionnelles télévisions sont toujours de la partie, ce n’est sans aucun doute les nouvelles qui donne du sel au jeu. Vous pourrez dorénavant posséder une aura de feu, être dans une bulle d’air ou encore entouré d’électricité, chacune de ses options ayant ses propres avantages. Ces bonus sont aussi accessibles à chaque point de sauvegarde suivant le nombre d’anneaux en votre possession. Bien entendu il vous faudra aussi récupérer vos précieuses émeraudes dans des stages bonus se dévoilant qu’à l’aide de gros anneaux cachés. Ces stages ont été réalisés dans une pseudo 3D époustouflante et le but est de passer par toutes les billes bleues en évitant les rouges sans quoi il faudra retenter sa chance la prochaine fois. Ne croyez pas la tâche aisée car certaines cartes vous demanderont un peu de logique en plus des réflexes indispensables lorsque la vitesse viendra à s’accroître.

Cette réalisation parfaite est parachevée par des musiques incroyablement justes et fines malgré le processeur sonore tant décrier de la Megadrive. Ces dernières ont chacune une identité propre, important dans un jeu, renforçant l’ambiance du niveau. Or, ce n’est pas Nakamura qui pour une fois les a composés, mais des membres de l’équipe sonore de feux Michael Jackson et entre autres Brad Buxer. Ce dernier aurait d’ailleurs avoué que le roi de la pop lui-même aurait travaillé sur les musiques du jeu. Si Sega n’a pas démenti le fait qu’une entente aurait été possible à l’époque, beaucoup de rumeurs circulent, notamment sur le Web, quand au fait que le nom de la star n’apparaisse pas dans les crédits. Finalement, peu importe le vrai du faux, les musiques de ce titre sont un régal auditif et seul le résultat compte.

Le résultat général est justement un sans faute de Sega et sa Sonic Team. Ce troisième volet est une pure merveille technique et la Megadrive donne tout ce qu’elle possède sans jamais accuser le coup par un quelconque ralentissement. Ce titre rendra la série définitivement culte.


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