issue 07/2019




Sid Meier’s Railroad Tycoon
Jeu édité en 1990 par Microprose.
Jeu sorti sur

Amiga, DOS, Atari ST, Macintosh

.
Genre :

Gestion ferroviaire

Sid Meier’s Railroad Tycoon
[par sky]

Petit voyage dans le temps. Voici Sid Meier’s Railroad Tycoon, premier du nom ! Salué par la critique lors de sa naissance en 1990, c’est un jeu de gestion qui a clairement révolutionner son petit monde.

Le jeu est sorti un an plus tard sur Macintosh et il s’agit de la version utilisée dans ce best of, qui fonctionne correctement sur BasiliskII avec un système 7.6 en 16 couleurs.

Y jouer dans cette version est déjà, en soit, un petit challenge ! Car l’installation n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Mais ce n’est pas d’une complexité hors norme non plus. Il faut arriver à faire monter les 5 disquettes, pour pouvoir en copier le contenu sur le disque virtuel dans un seul et unique dossier.

Anecdote our les plus anciens, la première disquette dispose même d’un système d’exploitation minimum permettant de lancer le jeu sur un Mac dépourvu de disque dur (si si, à l’époque il n’y avait pas forcément de disque dur), comme le Mac 128k ou le Mac Plus. Cela permet aussi de lancer le jeu sur un système d’exploitation qui utilise le moins de mémoire possible, pour en laisser un maximum au jeu. Bref, on repart vraiment 30 ans en arrière !

Petit rappel, Railroad Tycoon est un jeu de gestion. Vous êtes à la tête d’une compagnie ferroviaire que vous devez faire fructifer afin de s’imposer sur l’une des quelques cartes disponibles : États-Unis, Grande-Bretagne ou Europe continentale.

Si vous êtes un habitué de BasiliskII, vous ne serez pas choqué par les graphismes, même si pour l’époque, ils étaient vraiment biens. Maintenant, ils sont plus que dépassés, et si jouer à l’épisode 2 passe encore, ce premier épisode fait office de dinosaure.

Les cartes ont vraiment été travaillées, on reconnait bien les différents endroits que l’on visite, et avec quelques connaissances en géographie, on arrive à attraper les villes qui deviendront les plus importante. Mais cela reste une vue de dessus tout ce qu’il y a de plus simple, à la manière de ce que proposait aussi Sim City premier du nom. L’affichage des rails, des villes, de l’ensemble des décors est grossier, tout comme l’affichage des trains, mais ils ont le mérite d’être animés, et l’on peut ainsi suivre leur progression.

A noter, qu’il s’agit ici de la version 16 couleurs, la version la plus jolie, exceptée la version Deluxe sortie un peu plus tard, mais qui n’a pas été disponible pour Macintosh. Les 16 couleurs donnent au jeu un côté flashy très old-school.

Passé les graphismes très 1990, ce premier épisode de la série reste tout de même impressionnant dans les nombreux éléments qu’il gère.

On retrouve une gestion complète des gares, avec la possibilité d’ajouter des add-ons augmenter la rentabilité des trajets, ou qui sont nécessaires au bon fonctionnement des trains. En parlant de train, leur gestion elle aussi complète. Il est possible de définir ses chemins, ainsi que les wagons utilisés pour chacun des trajets.

Mais ce n’est pas tout, le jeu dispose déjà d’une AI, extrêmement combative. D’ailleurs, la gestion de son portefeuille, et celui de ses concurrents, est aussi présente.

Si l’on fait le comparatif avec l’épisode 2 ou l’épisode 3, il n’y a finalement que très peu de différences du côté simulation.

Alors, certes, il y a de nombreuses limitations, dans le nombre de gares, dans le nombre de trains, dans le nombre de chemins qu’un train peut enregistrer, mais tout ce que le jeu est capable de gérer est étonnant, surtout quand on connait la limite de mémoire, quelques mégas tout au plus, des machines de l’époque.

Dernier point, l’ergonomie. La majorité des actions se font au clavier, en particulier les déplacement et la construction. On déplace le curseur avec les touches directionnelles, et pour construire un rail, il suffit de maintenir la touche Majuscule pendant le déplacement. Toutes les autres actions peuvent être faites au clavier, mais disposent aussi d’une place dans les menus. Le jeu était à la base prévu pour DOS, Atari et Amiga, et aucun des 3 n’avait une souris en standard, ce qui explique cette adoption massive du clavier. Quand on prend en compte ce petit détail, on peut finalement se dire que l’ergonomie, notamment, pour la construction, a profité d’une sacrée recherche et une certaine réflexion. Et avec un peu d’habitude, il est possible d’aller très vite pour les constructions, voir plus vite qu’à la souris.

Les bonnes idées permettaient, à l’époque, de compenser le manque de puissance, et ce jeu en regorge ! Belle époque.


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